Les secousses du bus qui arrive à
destination nous réveillent instantanément. On descend, encore un peu
ensommeillés et déjà harcelés par des chauffeurs ultra motivés. Le ciel est
couvert, d'une teinte grise. On se pose sur le trottoir, en face de la station
de bus, pour prendre le petit déjeuner dans un minuscule café de rue.
Immédiatement, un Vietnamien vient nous parler. Il est chauffeur de taxi. Et
comme au Cambodge, le sujet qui sort assez rapidement, c'est les relations
amoureuses. Est-ce qu'on est marié? En lune de miel? Non, on est juste deux
paumés qui voulaient pas rester à Saigon. On discute un long moment, alors qu'à
intervalles plus que réguliers il essaye de nous vendre les nombreux services
qu'il a à proposer : transport, location, articles de pêche. On préfère
aller dans le centre à pied. Lui, déçu, mais sans haine particulière, sur le
ton de l'information neutre, nous indique quand même que c'est une perte de
temps s'il vient discuter avec nous et qu'on prend même pas son taxi. Voilà.
Ravi de vous avoir rencontré aussi. « Connecting people »
vendredi 21 septembre 2012
lundi 28 mai 2012
Back in the USSR...
A peine posé dans
le bus qui doit m’emmener au Vietnam, que ma voisine, une vielle
Khmère à l’air bienveillant, semble vouloir entrer en
communication. Moi, comme elle a une dent en métal, style méchant
dans James Bond, j’ai pas trop envie de lui causer. Et puis merde,
il est 6h30 du matin. Et la veille je me suis couché tard. Pas parce
que je suis sorti. Non. Parce que je regardais Jersey Shore. (Please
don't judge me)
« Bonjour »
qu’elle me balance. On dirait qu’elle parle Français. Je suis un
peu obligé de lancer la conversation. Même si à ce moment précis
de ma vie, j’en n’ai vraiment pas envie. Et puis elle me sourit.
Malheureusement.
dimanche 19 février 2012
Phnom Penh, du soir au matin
6h30. C’est l’heure à laquelle retentit l’horrible sonnerie de mon portable. [Je suis en effet revenu au vieux Nokia modèle machine à laver, incassable, imbrisable, à l’épreuve des balles et du feu. Ce portable a, depuis mon arrivée au Cambodge, résisté à 53 chutes, été recouvert du vomi d’un enfant, pris quelques douches (même là je réponds) et a survécu à un oubli dans le frigo] Sonnerie associée chaque matin à la promesse de se coucher à 18h30 le soir même, tout de suite après le boulot. Promesse jamais tenue jusqu’ici. Promesse nulle.
lundi 9 janvier 2012
Welcome to the jungle (Partie #3) : Le sang, la chute et la baba cool
Réveil tranquille dans nos hamacs de compétition. Il est temps de remettre les habits qui n’ont évidemment pas séché (pour ceux qui n’ont pas été mangés). Et repartir. Avec toute l’énergie que j’ai dépensée la veille, autant dire que je doute un peu de ma capacité à assurer pour cette nouvelle journée de marche intensive.
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