Les secousses du bus qui arrive à
destination nous réveillent instantanément. On descend, encore un peu
ensommeillés et déjà harcelés par des chauffeurs ultra motivés. Le ciel est
couvert, d'une teinte grise. On se pose sur le trottoir, en face de la station
de bus, pour prendre le petit déjeuner dans un minuscule café de rue.
Immédiatement, un Vietnamien vient nous parler. Il est chauffeur de taxi. Et
comme au Cambodge, le sujet qui sort assez rapidement, c'est les relations
amoureuses. Est-ce qu'on est marié? En lune de miel? Non, on est juste deux
paumés qui voulaient pas rester à Saigon. On discute un long moment, alors qu'à
intervalles plus que réguliers il essaye de nous vendre les nombreux services
qu'il a à proposer : transport, location, articles de pêche. On préfère
aller dans le centre à pied. Lui, déçu, mais sans haine particulière, sur le
ton de l'information neutre, nous indique quand même que c'est une perte de
temps s'il vient discuter avec nous et qu'on prend même pas son taxi. Voilà.
Ravi de vous avoir rencontré aussi. « Connecting people »
